Emmanuel Macron demande au gouvernement de « renforcer » l’agriculture sans relâcher les « efforts environnementaux »

Par La rédaction de Deklic , le 27 février 2024 — transition écologique - 3 minutes de lecture
Emmanuel Macron photographié le 26 février, Crédit GONZALO FUENTES / POOL / AFP

Emmanuel Macron photographié le 26 février, Crédit GONZALO FUENTES / POOL / AFP

Emmanuel Macron a demandé ce lundi 26 février à plusieurs ministres réunis pour le suivi de la crise agricole une « mobilisation totale » pour « renforcer » le secteur sans relâcher les « efforts environnementaux », et a détaillé le calendrier et la méthode pour tenter de répondre aux 
revendications des agriculteurs.

« Nous devons renforcer notre agriculture tout en tenant nos objectifs de réduction des produits phytosanitaires et nos efforts environnementaux », a dit le chef de l’Etat, selon des propos rapportés à la presse par l’Elysée. « Ne cédons pas aux démagogies du moment. Il faut faire simple et fort tout en étant responsables pour les Français », a-t-il ajouté.  

Le président a également appelé à « réussir sur l’agriculture ce que nous avons réussi sur l’industrie », en référence à la réindustralisation verte qu’il met régulièrement en avant comme une réussite de son bilan.

Dans l’immédiat, l’Elysée a annoncé la tenue mardi à Bercy autour des ministres de l’Economie et de l’Agriculture, Bruno Le Maire et Marc Fesneau, d’une nouvelle réunion « sur les plans de trésorerie des agriculteurs et la manière de les aider », avec le fisc, les banques, les assureurs et la mutualité sociale agricole.

Le projet de loi sur le revenu des agriculteurs en ligne de mire

Le chef de l’Etat « a demandé un recensement départemental » de « toutes les exploitations en difficulté » nécessitant un accompagnement « en matière de trésorerie », a expliqué son entourage. Et il a décidé la mise en place, pendant les deux prochains mois, d’une permanence dans chaque sous-préfecture pour « résoudre les situations individuelles en lien avec les différents services de l’État et les opérateurs ».

Enfin, « il a demandé à Bercy de lancer un chantier sur les prix plancher avec l’ensemble des organisations professionnelles agricoles », avec l’objectif d’aboutir en vue du futur projet de loi que le Premier ministre Gabriel Attal a promis de présenter d’ici l’été sur le revenu des agriculteurs.

Selon ses services, Emmanuel Macron a demandé samedi aux syndicats agricoles « d’aboutir à quatre ou cinq revendications assez fortes pour structurer les échanges ». Il espère leur retour « dans les dix jours » afin de « travailler sur ces revendications » en vue du nouveau rendez-vous qu’il leur a donné dans trois semaines à l’Élysée.

Derrière cette demande, il y a « la volonté de poser un cadre de référence commun », « d’avoir quelques mesures identifiées par l’ensemble des acteurs », a expliqué un conseiller. « Il faut maintenant clore la crise et se mettre d’accord sur les quelques mesures fondamentales pour faire la différence pour les agriculteurs et permettre aux agriculteurs de rentrer chez eux tranquillement et d’avoir été entendus », a ajouté une autre conseillère.

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