Comprendre : qu’est-ce que le GIEC ?

Par Gaëlle Coudert , le 24 juillet 2023 — transition écologique - 3 minutes de lecture
Le GIEC a été créé il y a plus de 30 ans. Crédit Magdalena Kula

Le GIEC a été créé il y a plus de 30 ans. Crédit Magdalena Kula Manchee/UNSPLASH

Le GIEC, vous connaissez. Mais savez-vous exactement comment fonctionne cet organisme international et comment il a été créé ? On fait le point !

En anglais, on l’appelle IPCC (Intergovernmental Panel on Climate Change). En français, on parle du GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat). Ses derniers rapports sur les conséquences du réchauffement climatique ont fait couler beaucoup d’encre ces dernières années. Des rapports que vous connaissez sûrement, mais savez-vous exactement ce qu’est le GIEC ?

L’histoire du GIEC

Le GIEC a été créé il y a plus de 30 ans, en 1988, par deux institutions de l’ONU : le Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE) et l’Organisation Météorologique Mondiale (OMM) afin d’analyser scientifiquement les changements climatiques, leurs incidences et les risques à venir. L’objectif : fournir des évaluations scientifiques et présenter des stratégies d’adaptation et d’atténuation du changement climatique aux décideurs politiques afin d’aider à la prise de décisions. Le GIEC évalue et synthétise l’information scientifique, technique et socio-économique disponible sur le changement climatique. En d’autres termes, le GIEC n’est pas un laboratoire de recherches en tant que tel, mais un lieu d’expertise collective où des scientifiques s’appuient sur des recherches existantes et qui font consensus pour rédiger leurs rapports d’évaluation. Ces rapports sont établis pour aider les gouvernements à élaborer leur politique interne mais servent aussi de base aux négociations internationales, notamment lors des conférences des Parties à la CCNUCC (les fameuses « COP ») qui se tiennent chaque année.

Le fonctionnement du GIEC

Les auteurs des rapports sont constitués en trois groupes de travail : le groupe de travail 1 qui évalue les aspects scientifiques du système climatique et de l’évolution du climat, le groupe de travail 2, qui travaille sur la vulnérabilité des systèmes socio-économiques et naturels au changement climatique, les conséquences de ces changements et comment s’y adapter et le groupe de travail 3, qui travaille sur les solutions envisageables pour limiter les émissions de gaz à effet de serre ou atténuer le changement climatique. À cela, il faut ajouter une équipe spéciale pour les inventaires nationaux de gaz à effet de serre qui développe le guide méthodologique pour le suivi des émissions de gaz à effet de serre. Ces groupes de travail sont composés par des scientifiques du monde entier qui s’engagent bénévolement comme experts pour une durée limitée.

Le GIEC comprend aujourd’hui 195 membres, soit presque tous les pays du monde !

Le GIEC dispose d’une assemblée générale composée des représentants des différents États membres qui se réunit environ une fois par an et prend toutes les décisions, notamment la décision de préparer un rapport. Les membres de l’Assemblée élisent un bureau (36 membres) composé de scientifiques de différentes disciplines qui assure la gestion de l’organisation. Il existe aussi un secrétariat à Genève hébergé par l’OMM, qui comprend une dizaine de salariés permanents.

Pour aller plus loin :

Jim Skea, le nouveau président du GIEC « génétiquement optimiste »

À lire aussi :

À quoi est dû le réchauffement climatique ?

Gaëlle Coudert

Ancienne avocate parisienne reconvertie en journaliste basée dans les Pyrénées-Atlantiques, Gaëlle s’est spécialisée sur les sujets liés à l'écologie. Elle a cofondé le magazine basque Horizon(s), a été rédactrice en chef d'ID, l’Info Durable et rédige aujourd’hui des articles pour divers médias engagés dont Deklic. Ses passions : le sport (surf, yoga, randonnée) et la musique (guitariste et chanteuse du groupe Txango)

Voir les publications de l'auteur